« Eurêka j’ai trouvé ! ». Archimède ? Oui, mais pas là. Cette exclamation rendue célèbre par le physicien grec alors qu’il prenait « soi-disant » son bain, a surement été reprise le jour où une personne travaillant chez Activision a déclaré: «Toute figurine posée sur un socle relié à une console de jeux, apparaitra dans une aventure ». Voilà de façon amusante, comment Skylanders est peut-être né.
L’idée aussi simple que géniale, repose de plus sur un modèle économique excessivement lucratif. 48 figurines vendues 10 euros pièce (15 euros au moment de la sortie du jeu), 18 euros pour les 8 Giants sortis avec le second opus, inutile de compter, sauf si vous êtes collectionneur, fan du jeu, ou « pire », un papa modèle cédant facilement aux caprices de ces chers enfants prêts à ruiner leurs parents pour des figurines en plastique. La somme à débourser pour s’octroyer le jeu complet avoisine les 500 euros.
Marier jeu vidéo et figurines aura ainsi rapporté plus de 500 millions de dollars à l’éditeur, rien qu’aux États-Unis. Un chiffre bien loin de celui qu’a réalisé Black Ops II, mais avec un investissement beaucoup plus bas si l’on compare les coûts de fabrication de ses personnages aux feuilles de paie de l’équipe de Treyarch sur plusieurs mois.
Mais où Activision fait fort, c’est en jouant avec la fibre du collectionneur qui, plutôt qu’emprunter des figurines à un ami, va préférer s’acheter celles qui lui manquent. Activision ayant mis la main sur la poule aux œufs d’or, il est fort probable qu’il l’use jusqu’à la corde et sorte de nouveaux opus et figurines dans les mois qui arrivent. En tout cas, Skylanders, ou plutôt son modèle économique, auradonné des idées aux autres éditeurs comme Disney, qui travaille actuellement sur un concept similaire. Et quand on connait la taille de la famille Disney…